Théâtre : Qui a tué mon père | du 1er juin au 30 août 2020 | Internationaal Theater Amsterdam

Ivo van Hove adapte Qui a tué mon père, par l’écrivain de la violence sociale Édouard Louis, pour le théâtre. Van Hove a fait du récit poignant un monologue qu’il a confié au grand acteur néerlandais Hans Kesting.

Ivo van Hove adapte Qui a tué mon père, par l’écrivain de la violence sociale Édouard Louis, pour le théâtre. Van Hove a fait du récit poignant un monologue qu’il a confié au grand acteur néerlandais Hans Kesting.

Qui a tué mon père devait avoir sa première mondiale le 1er avril 2020 au à deSingel à Anvers avant de voyager à Amsterdam. La première mondiale aura désormais lieu le 1er juin 2020 à l’International Theater Amsterdam (ITA). Les billets pour les représentations de Qui a tué mon père en juin sont tous vendus. Une nouvelle série de représentations se tiendra du 5 au 23 août 2020.

 

Une mise en accusation furieuse de l’élite politique

Qui a tué mon père est écrite sous la forme d’une lettre pleine de rage. Louis a puisé son inspiration à la suite d’une visite qu’il a rendu à son père après une période d’absence, devenu méconnaissable. L’homme est malade et a vieilli de façon prématurée ; les résultats d’une vie rythmée par l’alcool, les privations sociales, le dur labeur et un accident de travail. Louis s’adresse à l’élite, à qui la politique est avant tout une question esthétique : elle s’engage dans la politique sans que cela n’ait aucune influence sur sa vie. Tandis que la classe moyenne, elle, ne cesse de subir les coupes budgétaires.

Selon l’hebdomadaire français L’Opinion, le livre a été lu à l’Élysée – la résidence officielle du président français selon lequel le diagnostic de Louis ferait parfaitement écho au sien. L’écrivain, lui, voit les choses différemment. « Mon livre s’insurge contre ce que vous êtes et ce que vous faites », écrit Louis dans un tweet adressé à Macron, « J’écris pour vous faire honte ».

 

L’auteur : Édouard Louis

En France, l’auteur Édouard Louis (1992) a été acclamé comme le plus grand écrivain phénomène depuis Michel Houellebecq. Dans son premier roman, l’autobiographie En finir avec Eddy Bellegueule, il revient sur sa jeunesse tourmentée en tant que jeune homosexuel dans la classe populaire oubliée de la société : le nord de la France, ravagé par le chômage. Puis vint Histoire de la violence dans lequel il raconte la nuit au cours de laquelle il a été violé par l’algérien Reda mais n’a pas porté plainte. C’est un roman qui explore les causes et effets de la violence d’une manière intime, personnelle et politiquement motivée.

Dans son travail, Louis invite à la discussion autour de sujets tels que les différences de classes, le racisme et l’homophobie. L’auteur n’hésite pas à faire des déclarations politiques. Il a fermement soutenu le mouvement des gilets jaunes et il a mené le combat directement auprès du président français Macron : « J’écris pour donner des armes à celles et ceux qui vous combattent. »

 

Le metteur en scène : Ivo Van Hove

Ivan van Hove est le directeur de l’Internationaal Theater Amsterdam depuis 2001.

 

L’acteur : Hans Kesting

Hans Kesting (1960) joue depuis 1987 dans la troupe permanente ensemble de l’Internationaal Theater Amsterdam.

 

Genre : Théâtre

Langue : Néerlandais

D’après le roman de : Édouard louis

Traduction, adaptation et mise en scène : Ivo van Hove

Avec : Hans Kesting

Scénographie et lumière : Jan Versweyveld

Costumes : An D’Huys

Musique : George Dhauw

Co-production : deSingel Antwerpen

Producteurs : Jeroen van Ingen et Jaap Kooijman, Bertil van Kaam

 

Avec le soutien : Institut français des Pays-Bas

 

Toutes les informations sont à retrouver sur le site de l’Internationaal Theater Amsterdam : https://ita.nl/nl/voorstellingen/wie-heeft-mijn-vader-vermoord/5435/


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