Débat : Quels combats pour les intellectuels européens ?

16h, Lycée français Van Gogh, Den Haag - Débat autour du rôle des intellectuels européens en 2013.

Organisée par l’ambassade de France et l’Institut français des Pays-Bas, en partenariat avec le quotidien Volkskrant, la conférence-débat s’articulera autour de deux thèmes :
- Quels combats pour les intellectuels européens ?
- Comment renforcer l’influence internationale de l'Europe ?

Interviendront notamment lors de ce débat Luuk van Middelaar, historien et philosophe politique néerlandais, M. Petre Roman, ancien Premier ministre de Roumanie, M. Adam Michnik, historien et journaliste polonais, M. Bernard Guetta, M. Martin Sommer et M. Guy Sorman, journalistes.

Au Lycée français Van Gogh, à La Haye
Scheveningseweg 237, 2584 AA DEN HAAG 
> entrée gratuite
> Pour vous inscrire, envoyez un mail à l’adresse suivante, en précisant vos noms et prénoms : receptions.la-haye-amba@diplomatie.gouv.fr
> nombre de places limité

Introduction à la conférence

Le monde change aujourd’hui plus vite que jamais.

Il a fallu un siècle pour que l’Europe perde sa suprématie tout en s’organisant comme ensemble cohérent. Encore le projet européen avait-il donné lieu à un affrontement passionné entre partisans d’une Europe fédérale et partisans d’une Europe des Nations

Il a fallu quarante-cinq ans pour que l’ordre de Yalta s’effondre. Encore la division du monde en deux blocs semblait-elle sacralisée par l’opposition farouche entre partisans et adversaires du marxisme-léninisme, ces derniers l’emportant finalement par épuisement moral et politique du camp adverse que l’on croyait irréductible. Le post-communisme lui-même suscita de rudes combats, illustrés par les conflits de l’ex-Yougoslavie.

Le néo-libéralisme des années 1980-1990, qui tirait profit de la reconnaissance de l’économie de marché comme modèle universel, s’essouffle à mesure que ses interminables crises imposent un recours accru à l’intervention de l’Etat.

En vingt ans seulement, la mondialisation, dont la force est de s’imposer d’elle-même, a déroulé ses multiples facettes. Comme tout anti-modèle, l’altermondialisme se nourrit du rejet des excès de la globalisation mais propose-t-il pour autant une solution de rechange ? Alors que les Etats-Unis ne détiennent pas ou plus le leadership exclusif qu’ils aspiraient à exercer après la dissolution du bloc de l’Est, l’Europe élargie peine à retrouver la croissance, à façonner sa souveraineté monétaire, à définir son identité, à peser dans l’ordre politique et militaire du monde. 

Accroissement de l’influence de l’Asie et singulièrement dela Chine, conflits ethniques ou religieux, montée des radicalités et des fanatismes, sécurité alimentaire, développement durable suscitent nombre de réflexions. Mais celles-ci procèdent de l’analyse ou du commentaire là où l’éclairage d’idées nouvelles transfigurerait le débat. Celui-ci gagnerait aussi à rappeler la légitimité - parfois perdue de vue – des valeurs européennes: liberté, démocratie, Etat de droit.

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