Retour sur la conférence Voltaire : Les Nouvelles femmes de droite : comment l’extrême-droite a engagé la bataille du genre en France (2010-2025)  

Chaque année, en partenariat avec Platform Frans, l’Institut français NL propose au grand public la « Conférence Voltaire », qui consiste à la réfléchir à une thématique actuelle dans une perspective franco-néerlandaise.

La conférence Voltaire 2026 a eu lieu le 7 avril à SPUI25, en partenariat avec la Platform Frans, sur le thème : « Les Nouvelles femmes de droite : comment l’extrême-droite a engagé la bataille du genre en France »  

La conférence a réuni Magali Della Sudda (CNRS), Sarah Bracke (Universiteit van Amsterdam) et Emily Schuman (Radboud University) pour une conversation passionnante qui a permis d’explorer un phénomène marquant de recomposition politique : l’émergence de « nouvelles femmes de droite » et la manière dont l’extrême-droite s’est saisie des enjeux de genre pour se transformer. La recherche de Magali Della Sudda sur certains collectifs / figures françaises depuis 2010 en France, de la « Manif pour Tous » à l’essor de collectifs comme Némésis, a permis d’illustrer une stratégie de normalisation qui passe par une réappropriation du discours sur les droits des femmes — souvent redéfinis à l’aune des questions d’immigration, d’identité et de sécurité. 

Sarah Bracke nous a quant à elle invité à réfléchir – et surtout à dépasser – ce qui semble être un paradoxe : toutes les femmes ne souhaitent effectivement pas l’égalité. Pour ceci, elle s’appuie sur le phénomène des « tradwives » qui occupe également une place dans le débat néerlandais. Enfin, s’appuyant sur une recherche récente, Sarah Bracke a interrogé l’idéologie suprémaciste et la question des droits reproductifs, qui sont souvent abordées de manière dissociée mais dont l’imbrication pourrait être étudiée.

 Marion Claudel, Laurie-Anne Pecqueux, Magali Della Sudda, Maaike Koffeman, Emily Schuman, Sarah Bracke.

L’Institut français NL remercie chaleureusement Emily Schuman pour la qualité de l’animation des échanges, ainsi que Maaike Koffeman, dont l’engagement a permis de rendre possible cet échange particulièrement fécond, à la croisée des regards, des disciplines et des terrains de recherche. 

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